Prix Littéraires

Mon premier prix littéraire ?

                Oh, la la, mais c’était au siècle dernier, ça ! Que dis-je ? Au millénaire dernier !

                Je m’en souviens encore, je venais tout juste d’avoir quatorze ans. C’est vous dire. Il fallait imaginer une histoire pour un journal hebdomadaire : « le hérisson ».

                Le gagnant de la semaine voyait son histoire publiée, et il gagnait… 50 francs ! (L’équivalent de 8 €).

                J’avais donc écrit une petite histoire dont les héros principaux étaient mon chat et mon hamster. Et comme je trouvais que raconter une histoire de chat et de hamster n’était pas assez intéressant, j’avais transposé mon récit au Far West, avec des cow-boys, des Indiens et un magnifique totem jaune et rouge…

                Ma petite nouvelle a reçu le premier prix, elle a été publiée, et j’ai reçu un magnifique chèque. Une somme qui, pour moi, à l’époque, équivalait à décrocher le Graal.

                Mais voilà, j’étais tellement persuadée que mon histoire n’intéresserait personne, que, avant même de recevoir la réponse du journal, j’avais jeté mon récit au panier. Et comme nous n’achetions pas le journal toutes les semaines, ma mère n’a jamais pu lire mon histoire…

Et puis les années ont passé et j’ai été emportée par le tourbillon de la vie. Il y a eu des tsunamis et de magnifiques aurores boréales. J’ai traversé des tempêtes et parfois trouvé refuge sur des rivages plus cléments. Jusqu’au jour, où, de nouveau, le démon de la plume est venu me rendre visite. Et j’ai repensé à cette merveilleuse histoire, la toute première que j’avais écrite et qui avait remporté le premier prix alors que j’étais encore si jeune. Alors, j’ai voulu retester. Voir, si malgré les années qui cheminaient à présent à mes côtés, il y avait toujours cette petite flamme qui dansait et qui faisait briller les yeux de mes lecteurs. C’est ainsi que, de nouveau, j’ai participé à un concours littéraire…

                Et ma nouvelle, « l’olivier » a été finaliste du concours « Terres de France » et publiée par les éditions Presses de la Cité.

Encouragée par ce succès, j’ai continué, et j’ai remporté de nombreux autres prix littéraires :

Prix littéraire de Buis les Baronnies

Accessit
(Le vol du dernier faucon)

Prix littéraire de l’enclave des Papes

Poème libre : Prix Floravie
(Complications)

Prix littéraire de l’enclave des Papes

Conte : Prix Floravie
(La légende du Mont-Ventoux)

Prix littéraire du printemps des poètes de Cruas

Conte : 1er prix
(Le secret des étoiles)

Prix littéraire de Montélimar

2e prix

Prix littéraire de Nîmes

Prix Joseph Roumanille
Galéjade
1er prix

En même temps je découvrais , tout à fait par hasard, une nouvelle manière de jouer avec les mots…

                Lors d’une fête d’école, je fis la rencontre d’un grand monsieur. Un chanteur, qui parlait le langage des rossignols, et qui mettait tant de soleil dans ses chansons que j’ai eu envie de découvrir son univers : la langue de Mistral.

                Non, non, pas ce terrible vent qui parfois, cogne aux portes et aux fenêtres à grands coups de folie, mais bien celle de Frédéric Mistral, ce poète et un écrivain qui parlait la langue de sa région natale : le Provençal.

                Subjuguée par cette langue qui faisait éclore, au fond de mon cœur, de petites fleurs d’or, à l’âge où j’aurais dû me mettre au tricot, je décidais de l’apprendre. C’est à ce moment-là que je fis une seconde rencontre déterminante : mon mentor et amie, celle qui m’apprit les rudiments de cette si belle langue.

                 Lors d’un atelier d’écriture, où elle avait demandé à ses élèves d’inventer, en provençal, une petite histoire, j’écrivis un petit texte sur une grande figure provençale : Marie Durand, cette femme qui, pour ne pas renier sa foi, resta prisonnière à la tour de Constance à Aigues-Mortes pendant 38 ans.

                Mon professeur trouva ce texte tellement incroyable, qu’elle l’envoya à une prestigieuse revue française « li nouvello de prouvènço », où elle fut publiée :

Et voilà, la boite de Pandore était de nouveau ouverte, et j’en profitais pour me glisser par l’interstice, pour, de nouveau, gagner des prix littéraires… mais en provençal cette fois-ci.

Prix littéraire de Nîmes

Prix Georges Reboul
Poème en provençal
2e ex aequo
(receto dÓu bonur)

Prix littéraire de Nîmes

Prix Georges Gibelin
Contes en provençal
3e prix
(La coua dÓu diable)

Prix littéraire de Nîmes

Prix de la Troubaritz Justina
lettres en provençal
1er prix
(Mario Durand)

Prix du concours littéraire de Sablet (84)

1er prix du conte en provençal
(lou rei de l’iver)

Prix littéraire de Nîmes

Prix Georges Gibelin 
Contes en provençal : 3e prix 
(La malédicioun dÓu Prince)

Prix littéraire de Nîmes

Prix de la Troubaritz Justina 
Lettres en provençal : 3e prix
(Un viei moussu)

Prix littéraire de Nîmes

Prix Victor Gelu
Nouvelles en provençal : 1er prix
(La vièio gleiso)

Prix littéraire de Nîmes

Prix Georges Reboul
Poème en provençal : 1er prix
(La mameto)

Prix littéraire de Salon de Provence

« Flour d’amélié » 
(lou mas dÓu nuechour)

Prix littéraire de Nîmes

Prix Joseph Roumanille
Galéjade
1er prix

Prix littéraire de Nîmes

Prix Georges Gibelin 
Contes en provençal 
2e prix

Mais j’avais fait le tour des concours littéraires, tant en français qu’en provençal, et j’avais envie de passer à une chose dont je rêvais depuis déjà pas mal de temps : écrire un livre. Un vrai livre. Avec des chapitres, et des pages à l’infini.

Mais en étais-je capable ?

C’est ainsi que sont nés mes premiers romans, dont « les étoiles danseront pour toi », qui, lui aussi, a été finaliste du « prix des étoiles » Librinova

Pourtant, entre deux romans, le vieux démon des prix littéraires venait me visiter, et de nouveau, je me confrontais aux jury. Et c’est ainsi que je décrochais trois autres prix, dont le prestigieux concours littéraire Marcel Pagnol.

Prix Dixily

Octobre 2021

Finaliste du concours littéraire Dixily
avec ma nouvelle « j’ai fait un rêve »

Concours littéraire Marcel Pagnol

Janvier 2022

Finaliste du concours littéraire Marcel Pagnol
avec ma nouvelle « Maya d’Aubignane »

Finaliste prix écrivar’t Montolieu

 Juin 2022

Finaliste en juin 2022 du prix littéraire de Montolieu

Voilà.

Vous en avez marre de lister mes prix littéraires ? Comme je vous comprends. Et pourtant, là, vous n’avez eu que les principaux. Mais que voulez-vous, c’est comme dans tous les musées, il y a des vitrines par lesquelles le guide nous incite à passer, nous en fait la description, et que l’on regarde distraitement, le regard porté vers l’ailleurs, en attendant avec impatience qu’il nous emmène vers une autre pièce. Celle qui nous intéresse vraiment, celle pour laquelle on a payé son billet d’entrée.

Et bien, attention, je m’apprête justement à ouvrir cette porte pour vous.

Prêt à entrer ?

Allons-y !

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